Des maires de droite et du centre se regroupent autour d’Edouard Philippe
  • afp, 
  • le 29/08/2021 à 15:46 
  • Modifié le 29/08/2021 à 16:20

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Des maires de droite et du centre se regroupent autour d'Edouard Philippe

Edouard Philippe présente à l’Assemblée nationale le plan de déconfinement, le 28 avril 2020 / POOL/AFP/Archives

Une quarantaine de maires de droite modérée et du centre, dont l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, se sont réunis dimanche à Fontainebleau (Seine-et-Marne), promettant de se structurer pour « peser » davantage politiquement à l’approche de la présidentielle de 2022.

Ce rendez-vous marquait la rentrée commune de deux associations d’élus très proches: « La France audacieuse » du maire de Nice Christian Estrosi, qui a quitté Les Républicains il y a trois mois, et « La République des maires » de l’édile d’Angers Christophe Béchu, ex-LR depuis 2017.

En filigrane se dessine un espace politique penchant à droite et plutôt favorable à Emmanuel Macron, dont la figure de proue pourrait devenir à terme, s’il se concrétisait davantage, Edouard Philippe. Parmi les participants dimanche se côtoyaient l’habituel réseau de l’ancien pensionnaire de Matignon, du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc à celui de Toulon Hubert Falco, en passant par Alain Chrétien (Vesoul), Arnaud Robinet (Reims) etc.

Un nouveau pas dans la consolidation de ces galaxies a donc été accompli, avec dans le viseur 2022. « Il faut qu’on se voie de manière plus intense et que l’on réfléchisse à une forme de structuration qui nous permette de peser de manière politique dans les mois à venir », a résumé M. Béchu, dont l’association tiendra son congrès chez M. Philippe au Havre début octobre.

M. Estrosi a de son côté précisé le positionnement de ces maires, à la fois « indépendants par rapport à n’importe quelle structure partisane », mais aussi « partenaires loyaux de l’Etat ».

« Force est de constater que le président de la République, ses gouvernements, nous ont consultés régulièrement » lors de la crise du covid notamment, « ont été à notre écoute, nous ont permis d’être complémentaires pour faire face aux grandes craintes de nos concitoyens », a encore salué le maire de Nice, qui a claqué la porte de LR à l’occasion des élections régionales.

Mais « nous n’entendons pas être un tremplin pour quelque candidat que ce soit chez nous », a tempéré le maire de Nice.

Sur le fond, ces élus veulent pousser pour ne pas que « cette campagne présidentielle passe à côté des enjeux de territoire et d’organisations municipales », a insisté M. Béchu.Des maires de droite et du centre se regroupent autour d'Edouard Philippe

Edouard Philippe lors d’une conférence de presse sur la situation sanitaire à Matignon le 19 avril 2020 / POOL/AFP/Archives

Observant que la règle de non-cumul des mandats conduit les maires à ne plus pouvoir « s’exprimer au Parlement », M. Estrosi a dit vouloir « accompagner la réflexion du chef de l’Etat et son gouvernement sur de nouvelles étapes de la décentralisation », notamment dans le cadre de l’examen de la loi 3DS prochainement attendue à l’Assemblée.

Par ailleurs, MM. Béchu et Estrosi se sont dit froissés de la « brutalité » avec laquelle la succession s’organise au sein de la puissante Association des maires de France (AMF), actuellement dirigée par le maire LR de Troyes François Baroin. Ce dernier a annoncé transmettre le témoin au maire LR de Cannes David Lisnard, qui continuera à faire tandem avec le vice-président André Laignel, maire PS d’Issoudun.

Dans ce contexte, une réflexion a été entamée dimanche pour élaborer une liste concurrente, avant le dépôt des candidatures le 8 septembre.