Édouard Philippe et d’autres maires de la droite et du centre réunis

Une quarantaine de maires de droite modérée et du centre, Édouard Philippe en tête, ont promis dimanche à Fontainebleau de se « structurer » en vue de 2022.

Les maires de droite et du centre etaient reunis autour d'Edouard Philippe dimanche 29 aout a Fontainebleau.
Les maires de droite et du centre étaient réunis autour d’Édouard Philippe dimanche 29 août à Fontainebleau.© Mathieu Herduin / MAXPPP / PHOTOPQR/LA NOUVELLE REPUBLIQUE/

Source AFPPublié le 29/08/2021 à 18h01

L’ex-Premier ministre Édouard Philippe et une quarantaine de maires de droite et du centre étaient dimanche 29 août réunis ensemble à Fontainebleau (en Seine-et-Marne) pour un rassemblement politique inédit, visant à fixer les premiers axes pour se structurer et « peser » davantage politiquement à l’approche de la présidentielle de 2022. Ce rendez-vous marquait la rentrée commune de deux associations d’élus très proches : La France audacieuse, du maire de Nice Christian Estrosi, qui a quitté Les Républicains il y a trois mois, et La République des maires, de l’édile d’Angers Christophe Béchu, ex-LR depuis 2017.

En filigrane se dessine un espace politique penchant à droite et plutôt favorable à Emmanuel Macron, dont la figure de proue pourrait devenir à terme, s’il se concrétisait davantage, Édouard Philippe. Parmi les participants dimanche se côtoyaient l’habituel réseau de l’ancien pensionnaire de Matignon, du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc à celui de Toulon Hubert Falco, en passant par Alain Chrétien (Vesoul), Arnaud Robinet (Reims), etc.PUBLICITÉ

À LIRE AUSSIPrésidentielle : les maires (de droite) à l’offensiveUn nouveau pas dans la consolidation de ces galaxies a donc été accompli, avec dans le viseur 2022. « Il faut qu’on se voie de manière plus intense et que l’on réfléchisse à une forme de structuration qui nous permette de peser de manière politique dans les mois à venir », a résumé Christophe Béchu, dont l’association tiendra son congrès chez Édouard Philippe au Havre début octobre.

Estrosi assure ne pas vouloir pousser un candidat en particulier

Christian Estrosi a de son côté précisé le positionnement de ces maires, à la fois « indépendants par rapport à n’importe quelle structure partisane », mais aussi « partenaires loyaux de l’État ». « Force est de constater que le président de la République, ses gouvernements, nous ont consultés régulièrement » lors de la crise du Covid notamment, « ont été à notre écoute, nous ont permis d’être complémentaires pour faire face aux grandes craintes de nos concitoyens », a encore salué le maire de Nice, qui a claqué la porte de LR à l’occasion des élections régionales. Mais « nous n’entendons pas être un tremplin pour quelque candidat que ce soit chez nous », a tempéré le maire de Nice.

À LIRE AUSSILes indiscrets – Édouard Philippe monte sa boutiqueSur le fond, ces élus veulent pousser pour ne pas que « cette campagne présidentielle passe à côté des enjeux de territoire et d’organisations municipales », a insisté Christophe Béchu. Observant que la règle de non-cumul des mandats conduit les maires à ne plus pouvoir « s’exprimer au Parlement », Christian Estrosi a dit vouloir « accompagner la réflexion du chef de l’État et son gouvernement sur de nouvelles étapes de la décentralisation », notamment dans le cadre de l’examen de la loi 3DS prochainement attendue à l’Assemblée.

Par ailleurs, Christophe Béchu et Christian Estrosi se sont dit froissés de la « brutalité » avec laquelle la succession s’organise au sein de la puissante Association des maires de France (AMF), actuellement dirigée par le maire LR de Troyes François Baroin. Ce dernier a annoncé transmettre le témoin au maire LR de Cannes David Lisnard, qui continuera à faire tandem avec le vice-président André Laignel, maire PS d’Issoudun. Dans ce contexte, une réflexion a été entamée dimanche pour élaborer une liste concurrente, avant le dépôt des candidatures le 8 septembre.