Pour le maire de Toulon, l’actuel président de la République « est le meilleur pour faire gagner notre pays et s’opposer aux extrêmes ». Il tacle au passage son ex-famille politique.

Publié le 30 août 2021 à 17h45  Par Lionel Paoli

Pour le maire de Toulon, l’actuel président de la République « est le meilleur pour faire gagner notre pays et s’opposer aux extrêmes ». Il tacle au passage son ex-famille politique.

En déclarant sa flamme à Emmanuel Macron, dimanche à Fontainebleau, Hubert Falco a créé la surprise. Aux côtés d’une quarantaine de maires réunis à l’invitation de deux associations d’élus, dont « La France audacieuse » de Christian Estrosi (1), l’édile toulonnais a estimé que l’actuel chef de l’État est le « meilleur candidat » à la présidentielle. Il explique pourquoi.

A LIRE AUSSI

Pour Hubert Falco, Emmanuel Macron est le « meilleur candidat » à la présidentielle

Pour avoir fait le choix de soutenir Emmanuel Macron ?
Il a eu un mandat qui n’a pas été simple. Rien ne lui a été épargné : les gilets jaunes, les retraites, les manifestations sur le climat, les violences urbaines, la crise sanitaire… Et pourtant, la France relève la tête. Aujourd’hui, notre économie reprend des couleurs. Le chômage baisse dans des proportions encourageantes. Emmanuel Macron a tenu la barre avec courage et détermination. C’est pour cela qu’en homme libre, en tant que maire, je choisis de le soutenir. Il est le meilleur pour faire gagner notre pays et s’opposer aux extrêmes.

Face à la crise, dites-vous, « personne n’aurait pu faire mieux que lui ». Ce n’est pas l’avis des responsables de votre ancienne famille politique.
Chacun est libre de penser ce qu’il veut. Quand je vois comment se comportent Les Républicains, je n’ai pas de regret. Chaque jour, il y a un nouveau candidat à la présidentielle : ça ne fait pas très sérieux.

Auriez-vous défendu la même position si vous étiez resté membre de LR(2) ?
Dans ce cas, effectivement, je m’en serais tenu à la position de mon parti. J’aurais suivi la règle comme je l’ai toujours fait.

À quel moment votre choix a-t-il été définitivement arrêté ?
Mon opinion s’est forgée avec le temps et avec la qualité de nos échanges. Je ne connaissais pas l’homme ; j’ai appris à l’apprécier. Nous avons eu l’occasion de discuter pendant plus de quatre heures [en avril dernier, ndlr]. Je lui dis toujours, avec mon franc-parler, ce qui va et ce qui ne va pas. Cet homme-là est à l’écoute.

Vous dites : « Nous devons nous rassembler hors des partis ». Votre soutien à Emmanuel Macron n’est donc pas un soutien à LREM ?
Absolument pas ! On m’a sorti d’un parti, je suis un homme libre et j’entends le rester. Je soutiens un homme et son action.

Votre ami Christian Estrosi n’a pas encore fait connaître sa décision. Pensez-vous qu’il va suivre votre exemple ?
Christian Estrosi est un homme libre comme Hubert Falco : il fera ce qu’il veut. [Il sourit] Permettez-moi de ne pas penser à sa place.

À Fontainebleau, outre Christian Estrosi et vous-même, d’autres élus varois ou azuréens étaient présents ?
Oui : Joseph Ségura, maire de Villeneuve-Loubet, et Frédéric Masquelier, maire de Saint-Raphaël (3).

Quelle part prendrez-vous à la campagne qui s’annonce ?
À partir du moment où je m’engage, je le fais activement. Il faut expliquer, convaincre, aller sur le terrain… Huit mois ne seront pas de trop pour cela !

Si Emmanuel Macron est réélu, accepterez-vous un ministère ?
Ohhhh… On n’en est pas là !

1. La seconde est « La République des maires » du premier magistrat d’Angers Christophe Béchu.
3. Il a démissionné de LR en mai au moment de la polémique sur la présence de candidats LREM sur la liste Muselier au premier tour des régionales.

2. Les deux nous ont précisé qu’ils étaient à Fontainebleau en tant que membres de La France audacieuse, et que leur présence n’induisait « en aucune façon » un soutien à Emmanuel Macron.