MANU,… A L’IMAGE DE LA DISCIPLINE QUI FAIT LA FORCE DES ARMEES, L’HISTOIRE MILITAIRE NE SOUFFRE AUCUNE APPROXIMATION ! Par Henri PINTO

Comme il est de coutume depuis 1986, la ville de Fréjus célébrait mardi dernier le 151e anniversaire des combats de Bazeilles durant la guerre de 1870.Tous les ans, ces cérémonies commémoratives marquent l’attachement et les liens profonds qui unissent les fréjusiens aux troupes de marine dont notre commune est le berceau et sont l’occasion de rendre hommage aux soldats du 21e RIMa qui perpétuent encore aujourd’hui cette tradition.Une très longue histoire qui commença en 1915 quand fut créé à Fréjus, à l’initiative du Général Gallieni, fréjusien d’adoption, qui possédait une propriété à la Gabelle où il résidait entre deux campagnes aux colonies, le centre de transition et de repos pour les troupes coloniales qui constituait un vaste ensemble baptisé « Camps du Sud-Est », destiné à accueillir les soldats indigènes venus combattre en France : Indochinois, Malgaches et Africains. Une vocation qui perdura jusqu’à l’indépendance des Etats africains en 1960 et même au-delà puisque la dernière promotion d’officiers africains et malgaches de l’Ecole de Formation des Officiers Ressortissants des Territoires d’Outre-Mer (EFORTOM) quitta Fréjus en 1965. Que devinrent ensuite ces « Camps du Sud-Est » ? Après avoir assuré la formation des soldats métropolitains dans le cadre d’un centre d’instruction pré-coloniale pour les engagés partant en Indochine (CEFEO ou Corps expéditionnaire Français d’Extrême Orient), puis de Groupements d’Instruction des Troupes De Marine qui prirent diverses dénominations, dont celle de GIITOM à partir de 1958, qui devint le GIITDM en 1961, ce dernier fut rattaché au 4ème RIMa en 1973 avec pour mission de former les appelés volontaires pour servir outre-mer, jusqu’à sa dissolution le 30 juin 1998, 144 ans après sa création.Quant au 21ème RIMa, encore mis à l’honneur cette semaine, ceux qui l’ignorent doivent savoir qu’il ne s’est implanté à Fréjus qu’en août 1980, 20 ans après la catastrophe de Malpasset. Ce ne sont donc pas du tout, comme l’élu d’opposition Emmanuel Bonnemain l’a écrit ce matin, les soldats du 21e, régiment qui était alors en opération extérieure en Algérie, qui prirent part aux premiers secours dans le cadre du plan Orsec déclenché par les autorités dans la nuit du 2 décembre 1959, juste après la rupture du barrage, mais en premier lieu ceux des bases militaires locales, dont pour l’armée de terre, le GIITOM, Groupement d’Instruction et Transit des Troupes d’Outre Mer, et la Base d’Aéronautique Navale, rejoints par les hommes du 7e régiment du génie d’Avignon mobilisé en renfort des pompiers qui étaient débordés, et de la Marine Nationale qui dépêcha en urgence dans le golfe de Fréjus un porte avions, six escorteurs, puis les jours d’après d’autres bâtiments, qui apportèrent durant les semaines qui suivirent secours, aides et concours actifs aux sinistrés fréjusiens.A l’image de la discipline qui fait la force de nos armées, l’histoire militaire ne souffre aucune approximation.

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