[Saint Clair] Éric Ciotti : entre Zemmour et Pécresse, quelles perspectives ?

Le 14 septembre dernier, alors que les médias n’avaient d’yeux que pour Bertrand et Barnier, notre chroniqueur Frédéric Saint Clair publiait déjà dans Valeurs actuelles : Éric Ciotti, l’outsider qui pourrait créer la surprise. Désormais, il s’interroge : quelles perspectives pour celui qui est devenu en quelques semaines le nouvel homme fort de la droite ?  Par Frédéric Saint ClairPublié le 15 décembre 2021 à 11h00 Mis à jour le 14 décembre 2021 à 22h56

Éric Ciotti et Valérie Pécresse. Photo © Jacques Witt/SIPa

Analyser les perspectives d’Éric Ciotti, c’est comprendre, lors du Congrès LR, la surprise du premier tour et, surtout, l’échec du second. C’est comprendre que la droite 2022 c’est encore la droite Fillon. C’est comprendre l’importance du terme “civilisation”, et de la guerre qui s’annonce. C’est comprendre, aussi, la dynamique à droite des deux Éric – Ciotti et Zemmour – proches mais pas assimilables. Enfin, c’est comprendre sa position ultra-marginale au sein du cénacle libéral-bourgeois qui commande Les Républicains : Jacob, Abad, Larcher, Pradié, etc. La mine déconfite de Jacob à l’issue du premier tour, et sa mine réjouie en clôture du second.

Quatre débats lors du Congrès LR. Éric Ciotti empoche sa victoire de premier tour grâce aux deux premiers débats. Il signe sa défaite de second tour lors des deux derniers. Tout était plié avant même qu’un seul “bulletin” ait été glissé. Sur LCI et BFM TV, immigration, insécurité, police, justice, ont constitué le cadre régalien d’une forteresse de premier tour imprenable par les armées molles des autres candidats, tous occupés à s’interroger sur le sens du “moratoire” de Barnier. Le basculement a eu lieu lors du troisième débat, sur Cnews, qui a signé l’échec de second tour, confirmé la semaine suivante sur France 2.