Pass vaccinal: Marc Fesneau défend un texte « équilibré »

Le 29 décembre 2021

Marc Fesneau

Dans le HuffPost, Marc Fesneau, ministre des Relations avec le Parlement, défend le projet de loi qui vise à lutter contre la pandémie de Covid-19. À découvrir dans son intégralité sur le site du Huffington Post.

Le HuffPost: On pensait que l’agenda du Parlement était surchargé, finalement vous avez trouvé de la place pour transformer le pass sanitaire en pass vaccinal…

Marc Fesneau: Cela nécessite une réorganisation, car nous étions dans une semaine uniquement de contrôle. Mais c’est un texte très court qui comporte trois articles. Il sera à l’Assemblée en commission ce mercredi 29 décembre, en séance lundi 3 janvier; puis au Sénat les 5 et 6 janvier. On aura alors le vendredi pour la commission mixte paritaire et la fin du week-end pour les éventuelles nouvelles lectures et lecture définitive. Ça ne vient pas surencombrer, nécessité fait loi: on a besoin de ce texte et on revient donc devant le parlement.

En quoi ce texte peut-il mieux lutter contre l’épidémie?

Le dispositif législatif vient renforcer notre stratégie vaccinale en poussant à la vaccination les 5 à 6 millions de Français qui ne sont pas encore entrés dans le process. L’idée n’est pas de montrer du doigt tel ou tel, mais on voit depuis
ces annonces qu’un certain nombre a commencé à aller se faire vacciner dès décembre, et est donc entré dans le processus vaccinal dès l’annonce de ce
pass vaccinal. Nous souhaitons amplifier la stratégie de vaccination qui avait déjà commencé et qui est celle qui fonctionne le mieux sur ce virus.

Le pass vaccinal est “une obligation vaccinale déguisée”, assume Olivier Véran: pourquoi ne pas aller vers l’obligation vaccinale?

Nous avons en France un taux de vaccination à 92% de la population, l’un des meilleurs d’Europe et du monde. Cela montre que notre stratégie fonctionne. Si l’on avait obligé les gens, on aurait sans doute tendu la situation. Nous voulons tenir un double objectif: inciter très fortement à la vaccination, sans mettre en tension le pays, ce qui pourrait produire l’effet inverse. En Nouvelle-Calédonie, parce que ce territoire a cette compétence, l’obligation vaccinale a été instituée et cela n’a pas produit les résultats attendus. Il y a quand on produit une obligation la capacité à la faire appliquer, sinon on parle dans le vent. On ne va pas faire venir la police et la gendarmerie chez les gens qui ne sont pas vaccinés! Et donc il vaut mieux convaincre.

Ce texte prévoit la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal au 15 janvier. C’est très tôt pour ceux qui ne seraient pas encore vaccinés: pourront-ils déclarer leur engagement de vaccination et venir dans ces lieux recevant du public?

L’idée est évidemment d’encourager ceux qui ont démarré un process vaccinal. La question est identifiée, l’objet du débat parlementaire est de répondre à ce type de questions.

Le “super pass”, c’est-à-dire la présentation d’un test négatif en plus du schéma vaccinal figure-t-il dans le texte? Pour quelles activités?

C’est une possibilité qui figure dans le texte, mais cela ne peut concerner que des situations très particulières et à risque élevé, probablement renvoyé à des situations locales ou à des événements ponctuels. Il ne s’agit certainement pas de l’appliquer de manière générale. La base, c’est la vaccination et cela doit le rester. Le débat parlementaire permettra de répondre à ces questions.

Les boîtes de nuit par exemple?

Non, il n’est pas envisagé de leur appliquer ce dispositif de manière générale. À ce stade, les boîtes de nuit sont fermées, comme l’a annoncé le Premier ministre début décembre.

Vous avez vu cette levée de boucliers des artistes qui voient leurs concerts annulés alors que les meetings politique ne le sont pas. Comprenez-vous leur agacement?

Oui je comprends absolument. Mais ce n’est pas une injustice et cette situation n’est pas nouvelle. C’est une décision qui relève des libertés fondamentales et constitutionnelles. Comme la liberté syndicale ou de culte, la liberté politique est protégée par notre constitution et c’est très bien ainsi. Ce n’est pas un choix gouvernemental, ce sont nos règles communes. D’ailleurs, cela n’empêche pas les responsables politiques de respecter les jauges qui s’appliquent aux lieux dans lesquels ils tiennent leurs meetings. La majorité présidentielle le fera dans la campagne qui s’ouvre. 

J’ajoute que la jauge à 2000 personnes en intérieur reste tout de même élevée, on aurait pu la mettre à quelques centaines de personnes. Et que dans nombres de pays européens, c’est malheureusement une fermeture totale.

Une mesure fait polémique, c’est le contrôle d’identité “en cas de doute” par les personnels des établissements recevant du public. Est-ce leur rôle?

Quand on signe un chèque dans un supermarché, on vous demande une pièce d’identité et personne ne trouve ça liberticide. Si je présente un pass avec écrit “Marie” ou une date de naissance bien éloignée de mon âge, le restaurateur ou la personne chargée du lieu d’accueil pourra alors le vérifier. Pour lever le doute.

N’est-ce pas plutôt le rôle des forces de l’ordre? N’y a-t-il pas un risque de discrimination? 

Je ne crois pas que les discriminations soient le sujet; quant aux forces de l’ordre, elles maintiennent l’ordre. Cet été, quand on a mis en place le pass sanitaire, on disait déjà que ça ne fonctionnerait pas. Finalement, tout le monde y a mis de la bonne volonté, à commencer par les restaurateurs, et on y est arrivé. On ne va pas mettre un policier devant chaque restaurant, on va faire ça en bonne intelligence. Pour autant, on voit bien qu’il y a de la fraude, et il n’est pas anormal que tout le monde puisse contribuer à la réduire.

Le pass vaccinal en entreprise ou dans les transports en commun n’est pas dans le texte, il pourrait arriver par voie d’amendements. Y êtes-vous favorable?

Toute ce qui permet de mieux gérer cette pandémie est à regarder. Mais il faut que de tels dispositifs soient acceptés par l’ensemble des parties, sinon ils seront difficilement appliqués et applicables. Convaincre, inciter, plutôt que contraindre: cela reste la bonne méthode et elle fonctionne manifestement dans notre pays. Le débat parlementaire permettra d’éclairer ces questions.

Pensez-vous que ce projet de loi sera adopté sans peine ?

Je ne préjuge pas, mais je vois plutôt du côté des oppositions -et on ne peut que s’en féliciter- une volonté d’aller dans le sens de ce que nous allons proposer. Je vous rappelle qu’en novembre, quand on a prorogé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 juillet, les mêmes -PS et LR- nous expliquaient que la pandémie était finie. Quant aux membres du Parti socialiste qui sont pour l’obligation vaccinale, qu’ils nous disent quelles mesures de coercition ils proposent et si ces dernières ne sont pas liberticides. Les LR ont voté contre le pass sanitaire cet été, désormais ils ont envie de montrer qu’il sont responsables et se rangent derrière le pass vaccinal…On a parfois du mal à suivre ces changements de cap. Pour notre part nous n’en changeons pas.

Jean-Luc Mélenchon parle de “méthode brutale”; Marine Le Pen “d’enfermement”. Que leur répondez-vous?

Il faudra qu’on m’explique où est l’enfermement. Il y a ceux qui nous disent qu’on bafoue la démocratie et les autres qu’on n’est pas assez coercitif. Soit c’est l’un, soit c’est l’autre, mais ça ne peut être les deux à la fois. Ça prouve bien qu’on est dans des mesures équilibrées. On fait tout pour éviter la situation autrichienne ou néerlandaise de fermetures dures. Nous essayons de prendre des mesures proportionnées, je ne vois pas ce qu’il y a de plus liberticide dans le nouveau projet de loi. Il n’y a pas de couvre-feu, pas de fermeture supplémentaire. Nous appliquons la ligne définie par le président de la République au printemps dernier: tout faire pour éviter les mesures d’enfermement et de confinement. 

Pensez-vous que la campagne présidentielle pourra se tenir de manière normale avec Delta et Omicron?

Est-ce que les conditions sont optimales? Non. Est-ce que ça nous arrange? Non. Mais nous avons réussi avec le concours des collectivités territoriales à organiser les élections départementales et régionales en juin 2021, sans que les oppositions ne les critiquent, car nous les avons associées en amont et tout au long de la campagne. C’est ce que nous allons faire à nouveau en janvier avec Jean-Denis Combrexelle qui était déjà présent lors des consultations des dernières élections et autour du ministre de l’Intérieur. 

De nombreux pays démocratiques ont tenu des élections en dépit du Covid. Ce n’est pas idéal, mais l’essentiel est d’associer tout le monde en transparence et de trouver les voies et les moyens d’intéresser les Français. On pourrait par exemple donner un rôle plus important à l’audiovisuel et à la presse écrite qu’habituellement. Si les règles sont partagées par tous, le débat sera à la hauteur et satisfaisant, afin que les citoyens puissent se saisir de ces enjeux et choisir, sans polémique entre nous.

Marc Fesneau appelle à la responsabilité des non-vaccinés 

Le 5 janvier 2022 https://www.youtube.com/embed/rdCnMtAYeSU

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne s’est exprimé au micro de France Info ce mercredi matin suite aux propos du Président de la République dans les colonnes du Parisien. 

Franceinfo : Vous avez, vous aussi, envie « d’emmerder » les Français, comme le dit Emmanuel Macron ?

Marc Fesneau : J’ai envie de dire qu’on a eu 271 000 nouveaux cas hier, et qu’on a besoin que les non-vaccinés entendent le message que leur envoient le gouvernement, le Parlement et le Président de la République, qui est un message de responsabilité. Le Président a choisi une formule choc pour dire des choses qui sont importantes. La vérité, c’est qu’aux urgences, et encore plus en réanimation, on a des personnes qui ne sont pas vaccinées, c’est cela qui vient engorger les services de réanimation, c’est ça qui fait aussi qu’on est obligé de déprogrammer d’autres opérations. Il y a un appel à la responsabilité et on assume. Je rappelle que le président s’est exprimé la première fois sur la question vaccinale en juillet, pour dire qu’il fallait qu’on aille vers plus de contraintes pour ceux qui n’étaient pas vaccinés. C’est une stratégie qui est assumée depuis le début, qui n’est pas une stratégie d’obligation vaccinale, qu’on ne pourrait pas appliquer. Maintenant, il faut que les gens se vaccinent, on a le recul.

Il y a trois semaines sur TF1, Emmanuel Macron promettait de ne plus blesser les Français. Ces mots-là ne blessent pas ?

Marc Fesneau : Je vois bien que cela produit un électrochoc pour certains. Si c’est ça, je trouve que c’est salvateur. Chacun a son vocabulaire. Moi, ce qui me blesse, c’est de voir des Français qui vous disent que la contrainte pèse sur tout le monde, alors qu’il faudrait que ceux qui ne sont pas vaccinés prennent leur responsabilité quand 92 % des Français sont eux vaccinés. C’est dans leur intérêt à eux d’abord, et c’est ça le plus important.

L’examen du texte sur le pass vaccinal a de nouveau été suspendu à la suite de ces propos. L’opposition demande à Jean Castex de venir pour la reprise des débats, va-t-il le faire ?

Marc Fesneau : Il y avait le ministre Véran, j’étais à ses côtés. Le Premier ministre viendra s’il juge opportun de venir dans ces débats. Il a dit un certain nombre de choses lors des questions au gouvernement. Je ne pense pas que ce soit son rôle de répondre aux oukases nocturnes ou matinales des oppositions. Je trouve que cette façon qu’ont parfois les oppositions de venir avec des actes un peu comminatoires, de dire qu’on convoque comme si on était dans une convocation de je ne sais quelle nature ne me convient pas. L’application au 15 janvier reste tout de même un objectif. Les débats reprendront cet après-midi à 15 heures et j’espère que la raison l’emportera. Le sujet, c’est la vaccination d’un maximum de Français.

Les députés ont décidé de fixer un seuil à 16 ans pour le pass vaccinal. Les 11-16 ans pourront donc encore utiliser des tests pour participer à des activités ?

Marc Fesneau : L’hypothèse de départ, c’était un pass vaccinal pour les mineurs. Ce qui a été décidé hier, c’est de faire en sorte que pour les activités scolaires et périscolaires, on puisse rester dans un pass sanitaire pour les moins de 16 ans. La philosophie générale est de ne pas priver les jeunes, au moment où ils sont parfois restés chez eux, sans activités sportives ou culturelles. Olivier Véran a pris l’engagement de faire en sorte que le maximum d’activités scolaires et périscolaires puissent avoir lieu pour eux. Il y aura des discussions ensuite sur la question des lieux de restauration, mais ce n’est pas le sujet principal pour les 11-16 ans.Thématiques associéesmédiasFrance Infopass vaccinalEmmanuel Macron

Pass vaccinal : le choix d’inciter, et non de contraindre

Le 10 janvier 2022

Laurence Vichnievsky

La députée du Puy-de-Dôme, Laurence Vichnievsky, est oratrice du Groupe Mouvement Démocrates et Démocrates apparentés à l’Assemblée nationale sur le texte du pass vaccinal. Elle nous explique la nécessité de transformer le pass sanitaire en pass vaccinal. 

Au cœur de l’actualité, comment le pass vaccinal compte-il être mis en place ? La date du 15 janvier reste-elle un objectif possible à atteindre ? 

La transformation du pass sanitaire en pass vaccinal est une urgence. Elle requiert des décrets d’application pour sa mise en œuvre pratique mais l’objectif du 15 janvier pour le vote définitif de la loi reste possible dans la mesure où le Sénat commencera la discussion du texte le 10 janvier.

Pourquoi y’a-t-il une véritable nécessité à transformer et adapter le pass sanitaire en pass vaccinal ? 

La stratégie du gouvernement repose principalement sur la vaccination la plus large possible avec une double finalité :

– protéger les personnes contaminées des formes graves de la maladie

– réduire la propagation du virus

La transformation du pass sanitaire en pass vaccinal a pour objectif assumé d’inciter l’ensemble de la population à se faire vacciner.

Le MoDem soutient pleinement cet objectif.

Comment les contrôles des pass se feront-ils ? 

Le contrôle du pass vaccinal se fera dans les mêmes conditions que celui du pass sanitaire mais, et c’est une mesure de renforcement des contrôles, les exploitants des lieux recevant du public auront la possibilité, lorsqu’il existera des raisons sérieuses de douter du document présenté, de vérifier la concordance entre le pass vaccinal présenté et un document d’identité du porteur, de manière à refuser l’accès à l’établissement en cas de discordance. 

Quelles seraient les sanctions encourues pour une personne non vaccinée ou ayant un schéma vaccinal incomplet ? 

Le choix a été fait d’inciter et non de contraindre. Il n’y aura donc pas de sanction en cas de défaut de schéma complet de vaccination mais l’accès aux activités de loisirs ou aux restaurants par exemple, de même qu’à certains transports ne sera, sauf exception pour ces derniers, plus possible.

L’Assemblée a prévu toutefois le maintien du passe sanitaire pour les mineurs de 12 à 15 ans. Nous n’avons pas voulu que nos jeunes soient tributaires du consentement de leurs parents à leur vaccination pour continuer à pratiquer leur sport ou leurs activités culturelles.

La vaccination obligatoire n’est-elle pas indispensable compte tenu du nombre d’hospitalisations et de cas à l’heure actuelle ? 

À titre personnel, j’y serais plutôt favorable mais l’incitation ferme est sans doute plus efficace et préserve la liberté de chacun.

Pensez-vous que l’effet dissuasif, le fait de contraindre, soit un moyen complémentaire d’incitation pour pousser les citoyens à se faire vacciner ?

Je précise à nouveau que le choix de la contrainte n’a pas été fait.

Mais il suffit de se référer au nombre considérable des vaccinations qui ont suivi la mise en place du pass sanitaire pour penser que le pass vaccinal pourra convaincre la minorité de nos concitoyens qui ne sont pas encore vaccinés.Thématiques associéespass vaccinal

Logement et jeunes précaires : une situation alarmante Covid 19

Le 14 janvier 2022

David Corceiro

Le député du Val d’Oise, David Corceiro, a émis un rapport sur le logement et les jeunes précaires. Il dresse un constat inquiétant : 4 millions de personnes souffrent du mal-logement en France et 1/3 des jeunes occupent un logement trop exigu. Retour avec lui sur les enjeux autour du mal-logement et de la précarité de la jeunesse. 

Comment la crise du logement impacte-t-elle les jeunes aujourd’hui ? 

La crise du logement n’est pas nouvelle, elle était là avant la crise du Covid-19, elle impacte 4 millions de personnes chaque année en France. Un constat s’impose à nous :  les jeunes subissent plus que n’importe quelle tranche de la population cette crise, liée aux faibles ressources financières des 18-25 ans par rapport à la population générale. Le manque d’employabilité, l’insertion difficile sur le marché du travail, et une démographie forte aggravent la crise du logement subie.

Il y a une précarité financière des jeunes : Le logement représente 60% du budget des étudiants, c’est leur 1er poste de dépenses.

En parallèle, depuis 2000 les prix de l’immobilier ont augmenté 4 fois plus vite que les revenus des ménages : cette situation est de moins en moins soutenable. Ainsi, le pouvoir d’achat des jeunes est directement affecté. 

Le cumul emploi-études pour pallier au niveau de rémunération des apprentis et stagiaires représente un taux d’échec plus important pour les étudiants. Ainsi, le revenu annuel salarial moyen des moins de 25 ans est à 7 490 euros, contre 19 220 euros pour les 25-39 ans. 

Quand on est contraint de cumuler emploi et études, c’est se tirer une balle dans le pied pour sa réussite scolaire et professionnelle. 

La précarité étudiante est-elle comparable à la précarité des apprentis et des jeunes actifs ? 

Au terme des travaux conduis pour la mission d’information, nous nous sommes rendus compte que la précarité ne s’arrêtait pas aux étudiants. Les apprentis et les jeunes actifs à la fin de leur cursus avec d’avantage de ressources financières que les étudiants souffrent aussi de cette situation. Notons que la crise du Covid 19 a augmenté cette précarité en raison de son impact sur de nombreux secteurs économiques. Elle en a exacerbé les effets, les conséquences, plongeant une partie de notre jeunesse dans des situations très précaires.

En effet, les étudiants ont vu leur précarité amplifiée en raison de revenus plus instables que des jeunes actifs et apprentis, en moyenne 919 €.  Les jeunes actifs ont connu une baisse de salaire de 3% brut compris entre 800 et 1300 euros). Les apprentis ont un salaire inférieur au salaire minimum compris entre 410 à 1522 € brut par mois. De cette manière, les jeunes actifs n’ayant plus le statut étudiant sont éligibles à moins d’aides. 

Étudiants, jeunes actifs, apprentis la réalité est celle-ci : le niveau de vie des jeunes n’augmente que de 67 € par an depuis 14 ans contre 2900 € pour les seniors. 

Les jeunes aujourd’hui sont de plus en plus nombreux à se retrouver dans des situations précaires, quelques soient leurs formations. Le problème est devenu très critique !

Observe-t-on de fortes disparités d’accès aux logements chez ces mêmes jeunes ? Comment les expliquer ? 

Il y a de fortes disparités entre le niveau de vie des jeunes et leur environnement familial (aisé ou non) qui aide à financer un loyer. Il y a également une disparité régionale : les villes ne pratiquent pas les mêmes loyers. Les propriétaires sont de plus en plus méfiants, dans la capacité à un étudiant même en CDD à régler son loyer. Le revenu conditionne davantage l’accès à la propriété il y a 30 ans : Inégalités de ressources face à un jeune actif et un étudiant. Beaucoup d’étudiants n’ont pas les moyens de payer un loyer au prix du marché.Les bailleurs privés sont méfiants face aux manques de ressources de ces derniers.

Les étudiants ne connaissent pas les allocations et revenus sociaux qui peuvent améliorer leurs ressources : tout le monde n’est donc pas logé à la même enseigne ! 

Le lieu de résidence et la localisation du bien loué est source d’inégalités. Il y a une grande disparité entre les territoires. Le prix du loyer est plus élevé dans les grandes métropoles que dans les moyennes : 850 € en moyenne pour un studio à Paris/ 350 € à Limoges.

La difficulté d’accession au parc social est due à :

  • Une faible renouvellement des locataires du parc social.
  • Une concurrence rude entre des publics prioritaires.
  • Un délai d’attribution d’un logement trop long : 2 ans en moyenne.

Sans surprise on se rend compte que les étudiants les plus précaires passent à la caisse. 

Comment la Covid a-t-elle creusé les inégalités d’accès aux logements ? 

La crise a dû contraindre 36 % des étudiants à interrompre leur activité avec les fermetures des restaurants, bars etc. avec une perte financière moyenne de 214 euros par mois. Le travail qu’ils ont perdu est aussi une part de leur budget qu’ils ont perdu. 

Les jeunes ont été les plus concernés par les pertes d’emploi liées à la situation sanitaire. Les travaux d’appoints (garde d’enfant par exemple, non indemnisé par le chômage partiel) ont engendré un accroissement de la pression budgétaire sur les dépenses liées au logement. 

Cette crise ne frappe pas seulement le moral de notre jeunesse, mais son portefeuille. 

Quels sont les dispositifs imaginés pour pallier ce phénomène et les leviers à activer pour l’enrayer ?

Le constat que nous avons pu faire avec Richard Lioger pour cette mission d’information a été alarmant : la situation est critique, la covid ayant aggravé la précarité des jeunes qui se dégradait déjà depuis plusieurs décennies. Des solutions ont été proposées pour renverser cette tendance très problématique pour l’avenir de notre jeunesse.

Les objectifs sont clairs :

  • Favoriser l’accessibilité à la propriété aux jeunes.
  • Aider l’accession au logement social pour les étudiants les plus précaires.
  • Aider financièrement les jeunes à travers le prêt à taux zéro.
  • Informer les jeunes des aides de l’État pour améliorer leurs chances de trouver un logement.
  • Trouver du foncier disponible pour construire des logements pour notre jeunesse.
  • Inciter les bailleurs à louer leurs biens aux jeunes (étudiants, actifs).
  • Renforcer l’offre de logement très sociale pour jeunes, en faveur notamment des étudiants en difficulté financière, particulièrement en Île-de-France.
  • Supprimer le mois de carence en début de droit à l’aide personnalisée au logement (APL).
  • Faire durer les droits des étudiants pendant trois mois au-delà des études pour faciliter la transition étudiant/jeune actif.
  • Inciter les collectivités publiques à libérer gratuitement leur terrain en vue de projet de logement à destination des jeunes.
  • Porter connaissances aux jeunes leurs droits, aides, revenus sociaux afin de pallier au manque de revenus de ces derniers à travers des séances d’informations avant de quitter le « nid » familial.
  • Inciter les jeunes habiter en collocation au sein des logements sociaux (HLM, CROUS).
  • Permettre un meilleur financement des espaces communs et des travailleurs sociaux pour les associations de gestion des résidences étudiantes sur le modèle des foyers de jeunes travailleurs.
  • Favoriser les opérations de transformation qui impliquent la réhabilitation d’immobiliers d’activités, et notamment de bureaux, hôtels ou hôpitaux, vers des logements étudiants.
  • Proposer des prêts à taux zéro aidés par l’État sous certaines conditions de revenu : selon le nombre d’occupants du logement. Le remboursement du prêt s’échelonne d’une durée allant de 5 à 25 ans et est valable pour un logement neuf, un logement social.

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Sarah Knafo, l’incontournable conseillère d’Éric Zemmour

Pièce maîtresse de la précampagne d’Éric Zemmour, cette jeune énarque de 28 ans s’est imposée comme la principale conseillère de l’essayiste. Véritable tour de contrôle, Sarah Knafo verrouille tout, organise tout. Mais qui est-elle donc ?Par Jules TorresPublié le 30 septembre 2021 à 9h00 Mis à jour le 29 septembre 2021 à 23h21

La cheville ouvrière et intellectuelle d’Éric Zemmour arbitre toutes les décisions. Photo © DR

Ses yeux se lèvent sur la foule et se reposent aussitôt. Il la fixe sans arrêt, assise au premier rang, la prenant comme point de repère. Ce soir-là, à Nice, plus d’un millier de personnes écoutent religieusement Éric Zemmour présenter son nouveau livre, La France n’a pas dit son dernier mot. Lorsqu’il a un trou de mémoire, l’essayiste peut compter sur Sarah Knafo pour lui glisser des notes qu’elle prendra soin de récupérer aussitôt la conférence terminée. Une campagne – même quand elle ne dit pas son nom – se joue sur des détails.

Zemmour s’en remet à une jeune femme de 28 ans sortie dans la “botte” de l’Ena. S’il se lance dans l’aventure, Sarah Knafo sera le moteur principal de la machine. Mais ne l’est-elle pas déjà ? Elle rédige les fiches de l’éditorialiste, pilote le comité opérationnel, organise les réunions et s’occupe des recrutements. C’est elle qui a choisi le communicant Olivier Ubéda, ancien proche de Nicolas Sarkozy, pour la tournée promotionnelle du livre. « Ses équipes, elle sait les manier comme un berger son troupeau », confie un proche. En juillet, les zemmourophiles trustent les plateaux télé. Trop à son goût. Elle leur donne l’ordre de ne plus s’y rendre. Ils s’exécutent. La jeune femme arbitre toutes les décisions. Quand une tribune d’anciens élus RN s’apprête à voir le jour, elle la désamorce pour éviter de rentrer trop rapidement dans la campagne. En parallèle, elle gère les 23 pôles thématiques et charge une poignée de militants dans chaque département de la collecte des 500 signatures nécessaires. L’ensemble des candidatures passe par elle. Elle dispense même des cours de media training aux jeunes loups qui iront défendre Zemmour sur les chaînes d’info.

Elle a un cerveau exceptionnel et n’a franchement rien à envier à Stefanini

Jeune et talentueuse, elle impressionne. À 16 ans, Sarah Knafo déclarait déjà : « Je veux être Marie-France Garaud ! » Elle a été élevée à l’école de cette éminence grise qui aidera Jacques Chirac à fonder le RPR, et que ses adversaires surnommaient la “Machiavel en jupons”. C’est en 2015 que les deux femmes se rencontrent pour la première fois, lors d’un colloque. « Vous me faites penser à moi plus jeune, lui dira-t-elle. Venez prendre le thé chez moi, un dimanche. » Sarah y viendra chaque dimanche durant six mois.

Consciente que sa jeunesse et son inexpérience lui seraient reprochées, elle tente de trouver un directeur de campagne pour Zemmour. Elle songe à Patrick Stefanini, l’homme qui a fait gagner Chirac en 1995, Pécresse en 2015 et Fillon en 2016, et dont les analyses chiffrées sur l’immigration servent de références à Zemmour. « Elle a un cerveau exceptionnel et n’a franchement rien à envier à Stefanini, affirme un cadre LR. Son inexpérience peut être son point fort car elle sera capable d’imaginer des choses nouvelles. Mais pour réussir, elle ne doit pas se laisser influencer par des personnes moins brillantes. » Si cette proche de Zemmour est assurément dotée d’un sens politique et médiatique au-dessus de la moyenne, saura-t-elle être chef ? Le chantre de l’union des droites Paul-Marie Coûteaux abonde en ce sens : « Éric écoute Sarah et Sarah écoute Éric. Ils forment un parfait binôme. »

Discrètes rencontres

Les deux se connaissent depuis près de dix ans. En 2017, il encourage la jeune femme à passer le concours d’entrée de l’Ena, où elle est reçue et intègre la promotion Molière (2018-2019). Si elle a déjà participé à la campagne d’Henri Guaino en 2016, elle commence, dans l’ombre, à faire de la politique et met à disposition son appartement de la rue Bonaparte pour organiser de discrètes rencontres. En mai 2019, Éric Zemmour y partage un verre de rosé avec Marion Maréchal. En février dernier, Nicolas Dupont-Aignan et Laurent Wauquiez se succèdent dans une nouvelle demeure située boulevard Saint-Michel. La porte de l’appartement donne sur le cabinet de l’avocat de la famille Traoré. Yassine Bouzrou ne manque pas de s’étonner auprès de sa voisine des « personnalités sulfureuses » qui embouteillent les couloirs.

Un jour, alors qu’elle brunche avec des amis, Sarah Knafo presse ces derniers de partir. Elle doit se rendre à un rendez-vous très urgent chez un personnage mystérieux. Jacques Attali, le grand prêtre de la mondialisation heureuse, s’impatiente, tout heureux de pouvoir converser avec cette brillante intellectuelle dont il a fait connaissance dans un avion. Lorsque, plus tard, il apprendra les liens que la jeune femme entretient avec Zemmour, l’ancien conseiller spécial de Mitterrand décide de couper court à leurs échanges. D’autres n’ont pas les mêmes préventions : Xavier Niel, le tout-puissant patron d’Iliad, discute volontiers avec Sarah Knafo, même au mitan de la nuit.

Sarah est séductrice, enjôleuse et sait s’adapter à merveille à ses interlocuteurs

Ses réseaux sont conséquents : patrons de presse, personnalités politiques, préfets, chefs d’entreprise. « Sarah est séductrice, enjôleuse et sait s’adapter à merveille à ses interlocuteurs », souligne un ami. Avec ses contacts, elle correspond surtout via la messagerie cryptée Telegram. Ce qui n’empêche pas son portable de sonner sans interruption. Lors du déplacement à Nice, elle demande même aux journalistes un chargeur. « À 11 heures, mon téléphone est déjà déchargé », explique-t-elle.

Aujourd’hui, deux petites mains l’aident à gérer son agenda et ses rendez-vous. Sans organisation, impossible d’y voir clair. Sarah Knafo a la tête bien faite. Bac S, licence d’économie, master d’affaires publiques à Science Po Paris, tout pour réussir. Au sein de la prestigieuse école parisienne, elle cofonde Critique de la raison européenne, une association qui entend faire émerger les idées souverainistes. Elle anime des conférences et reçoit des personnalités comme Emmanuel Todd, Hubert Védrine ou Alain Finkielkraut. Ce qui lui permet d’étoffer son carnet d’adresses déjà bien fourni.

Un carnet d’adresses fourni

Elle devient ensuite collaboratrice parlementaire du député LR Didier Quentin, découvre le ministère de l’Intérieur, travaille à l’ambassade de France en Libye, et prépare le G7 de Biarritz. Pendant la crise du Covid, Sarah Knafo effectue un stage à la préfecture de Saint-Denis. Le préfet demande du renfort. Elle fait partie des volontaires et croise l’ancien conseiller politique de François Hollande à l’Élysée Aquilino Morelle.

En sortant de l’Ena, elle atterrit à la Cour des comptes, où son nom ne tarde pas à être connu. Les jeunes macronistes la dévisagent. Quand Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes, lui reproche sa proximité avec Zemmour, d’autres vieux caciques de l’institution de la rue Cambon viennent en toute discrétion la féliciter pour son engagement auprès de l’essayiste. Elle se sait sous surveillance. Son engagement bénévole auprès de Zemmour est problématique. Le 17 septembre, elle demande sa mise en disponibilité jusqu’au 30 novembre, période reconductible (la présidentielle se termine en avril 2022).

La campagne lui demande beaucoup de temps et elle souhaite protéger la Cour devant la médiatisation. C’est elle qui a préparé le débat face à Jean-Luc Mélenchon sur BFM TV, en choisissant notamment les thèmes avec l’insoumis Manuel Bompard. En juillet dernier, nous lui demandions quand Zemmour affronterait un poids lourd lors d’un débat. Elle nous répondait, pleine de malice et de gourmandise : « Macron ? 15 avril 2022 ? »

Hypermind – Zemmour devance Le Pen et Bertrand

Le marché prédictif présidentiel Hypermind- « Le Point » estime qu’Éric Zemmour a plus de chances de gagner l’élection que Marine Le Pen ou Xavier Bertrand.

Eric Zemmour s'empare de l'electorat de Marine Le Pen.
Éric Zemmour s’empare de l’électorat de Marine Le Pen.© STEPHANE DE SAKUTIN, STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Par Émile Servan-Schreiber (*)Publié le 29/09/2021 à 09h20

Il y a deux façons d’observer l’évolution des candidatures à l’élection présidentielle. Via le prisme des sondages du jour sur les intentions de vote, on apprend que, si l’élection avait eu lieu hier, Emmanuel Macron et Marine Le Pen seraient qualifiés pour le second tour. Xavier BertrandJean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour rivaliseraient pour la troisième place, mais seraient éliminés dès le premier tour.

L’autre façon d’appréhender l’élection est de se projeter jusqu’au printemps 2022 en se demandant qui a le plus de chances d’être élu(e) à ce moment-là. C’est la question que se posent les centaines de pronostiqueurs de notre marché prédictif présidentiel, et leurs prévisions collectives éclairent la course à l’Élysée sous un jour différent.

Le Pen remplacée par Zemmour

Le président fait toujours figure de grand favori à sa succession, avec une cote stabilisée depuis le printemps au-dessus de 60 % de chances de gagner. Mais c’est Zemmour que le marché place désormais en challenger désigné avec 14 % de chances. Si l’écart avec Macron est encore énorme, les chances du polémiste sont, en revanche, déjà plus du double de celles de Le Pen ou de Bertrand, à 6 % chacun.

Pour les pronostiqueurs, la fatalité d’un duel de second tour entre Macron et Le Pen semble aujourd’hui une idée désuète. Ce matin, ils n’accordent à cette dernière qu’une chance sur trois (34 %) de figurer au second tour, contre 95 % pour Macron. Il y aurait donc deux chances sur trois que quelqu’un d’autre affronte le président au second tour. Le marché estime aujourd’hui à 80 % les chances que Zemmour se déclare officiellement candidat. Si celui que d’aucuns considéraient hier comme un « clown » devait céder à la tentation, il ne ferait plus rire personne.

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Rappel sur la méthode

Le marché prédictif est une plateforme de paris (virtuels) en ligne conçue pour prévoir le futur en interrogeant l’intelligence collective. Chaque prévision est cotée sous la forme d’actions qui s’échangent sur le marché. Si la prévision est avérée, son action vaudra 100 points ; si elle ne l’est pas, son action ne vaudra rien. Le prix d’une prévision – qui évolue avec l’actualité – reflète ainsi sa probabilité de réalisation à terme. Sept cents traders participent aux pronostics présidentiels mentionnés dans cet article.

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(*) Émile Servan-Schreiber dirige l’institut prédictif Hypermind-« Le Point ». Il est professeur à l’École d’intelligence collective de l’université Mohammed-VI-Polytechnique et auteur du livre « Supercollectif : la nouvelle puissance de nos intelligences » (Fayard, 2018).

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Présidentielle 2022 : un sondage donne Zemmour au coude-à-coude avec Bertrand, dans un mouchoir avec Le Pen

L’étude, réalisée par Harris Interactive, indique que le polémiste devancerait la droite en cas de candidature de Valérie Pécresse ou Michel Barnier.

Le ticket d’entrée pour le second tour est plus serré que jamais. Tandis qu’Emmanuel Macron caracole en tête des intentions de vote (23% à 24%) dans presque tous les sondages, le jeu pour la deuxième place apparaît de plus en plus incertain. Selon une étude Harris Interactive pour Challenges , publiée mardi, Éric Zemmour vient semer le trouble en continuant sa progression.À découvrir

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Testé à 13%, le polémiste est donné au coude-à-coude avec l’ex-LR Xavier Bertrand (14%), et dans un mouchoir avec Marine Le Pen (16%). En cas de candidature de l’ex-LR Valérie Pécresse (12%) il passerait alors devant la droite (13%). Écart qui se creuserait encore plus (14%) si c’est le LR Michel Barnier (8%) qui était choisi pour représenter sa famille politique.

Mélenchon en tête à gauche, devant Hidalgo, Jadot et Montebourg

Quel que soit le scénario, la candidate RN plafonnerait quant à elle à 16% des voix, soit douze points de moins qu’au début du mois de juin (28%). Une mauvaise dynamique qui la laisse de marbre, comme elle ne manque jamais de le rappeler en petit comité. «Je garde le calme des vieilles troupes», a-t-elle coutume de répéter lorsqu’elle est interrogée sur les enquêtes d’opinion.

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À gauche, enfin, seul Jean-Luc Mélenchon peut se satisfaire des résultats. Avec 13% (+3 par rapport au début du mois de septembre), le leader de la France Insoumise s’impose en distançant la socialiste Anne Hidalgo (7%), l’écologiste Yannick Jadot (6%), et le souverainiste Arnaud Montebourg (2%). Reste à savoir s’il bénéficiera d’un report des voix des soutiens de Sandrine Rousseau.

RASSEMBLEMENT PATRIOTE ET REPUBLICAIN

STATUTS 

RASSEMBLEMENT PATRIOTE ET REPUBLICAIN 

R.P.R. LE MOUVEMENT GAULLISTE• Article 1 : Constitution – Dénomination Il est constitué, entre les personnes physiques adhérant aux présents statuts, une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, dénommée « Rassemblement Patriote et Républicain ». Son sigle est « R.P.R ». Son nom usuel est « R.P.R – Le Mouvement Gaulliste ». Sa durée est illimitée. • Article 2 : Siège social Le siège social du R.P.R est domicilié à FREJUS. Il pourra être transféré en un autre lieu par simple décision du Conseil National. Les locaux de l’association peuvent être installés en un lieu distinct du siège social. • Article 3 : Objet Le Mouvement Gaulliste a pour but de mettre sur le devant de la scène politique les convictions et valeurs gaullistes défendues par le R.P.R fondé en 1976: Refus de positionner le gaullisme à droite de l’échiquier. Promotion d’une politique économique régulée par l’Etat. Défense des valeurs républicaines et des institutions de la Ve République ainsi que de la souveraineté nationale et populaire. Politique visant au rayonnement de la France et à son indépendance nationale sous toutes ses formes. Le mouvement a également pour but de défendre l’héritage du R.P.R fondé en 1976 et de dénoncer toute tentative de récupération contre nature de cet héritage.Il se veut le gardien protecteur du sigle gaulliste « R.P.R ». • Article 4 : Groupement politique Compte tenu de son objet, l’association est un groupement politique au sens des articles L.52-8 et L.52-12 du code électoral. Il se conforme à la législation en vigueur concernant le financement de la vie politique notamment la loi du 11 mars 1988, modifiée par la loi du 15 janvier 1990, relative à la transparence financière de la vie politique, et peut émettre les reçus fiscaux correspondants.  • Article 5 : Les moyens Elle mène son action dans l’esprit d’un rassemblement le plus large.  A cette fin, elle organise des sessions de formation, des conférences, des consultations, édite ou fait éditer des brochures, publications ou bulletins, lance des campagnes d’information et effectue tous travaux et manifestations d’intérêt général qu’elle considère comme nécessaire pour contribuer à la réalisation de son objet.  Elle a vocation à soutenir des candidats aux élections locales ou nationales. • Article 6 : Composition Le mouvement se compose de: – Membres ordinaires- Membres d’honneur- Membres bienfaiteurs • Article 7 : Adhésion Sont membres adhérents les personnes physiques qui participent à son fonctionnement et à la réalisation de son objet après avoir adhéré et acquitté chaque année une cotisation. Toute personne souhaitant en devenir membre doit remplir un bulletin d’adhésion. Les demandes d’adhésion sont agréées par le bureau qui statue lors de chacune de ses réunions sur les demandes d’adhésions présentées après avoir pris connaissance des documents nécessaires. • Article 8 : Radiation La qualité de membre se perd par :- le décès s’il s’agit d’une personne physique, et par la dissolution, liquidation ou fusion s’il s’agit d’une personne morale,                                                                           – le non-paiement de la cotisation, si elle est due, pendant deux années consécutives,   – la démission qui doit être adressée par écrit au Conseil National,- la radiation, prononcée par le Conseil National à la majorité qualifiée après convocation préalable de l’intéressé par lettre recommandée avec accusé de réception l’invitant à présenter ses explications écrites ou orales, pour motif grave tenant notamment :* au non-respect des statuts, * à toute déclaration et/ou action publiques préjudiciables à la réputation de l’association, aux décisions des instances régulières du mouvement ou à l’encontre d’un responsable de l’association. • Article 9 : Ressources Les ressources de l’association sont constituées par : – les cotisations de ses membres, dont le montant est fixé chaque année par le Conseil National.- des dons et legs des personnes physiques ;- des emprunts ;-  toute autre ressource prévue et autorisée par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. • Article 10 : Instances nationales Les instances et les organes de direction nationale de l’association sont : – l’Assemblée générale,- le Conseil National,- le Bureau national,- le Président,- le Secrétaire général,- le Trésorier national. • Article 11 : L’assemblée générale L’assemblée générale comprend tous les adhérents à jour de leur cotisation. Chaque membre peut s’y faire représenter, mais seulement en vertu d’un mandat écrit, par un autre membre de l’association, à jour de cotisation, assistant à l’assemblée générale. Chaque membre peut disposer de 4 pouvoirs. Les membres sont convoqués quinze jours au moins avant la date fixée. L’ordre du jour est indiqué sur les convocations ainsi que le jour, l’heure et le lieu de la réunion.  L’assemblée générale détermine les orientations politiques. Elle élit le Président, le Secrétaire général, le Trésorier, ainsi que des membres du Conseil National, pour un mandat de trois ans. Elle délibère sur les questions mises à l’ordre du jour. Les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou représentés. Si le quorum n’est pas atteint, le Président convoque à nouveau l’assemblée générale dans un délai qui ne peut être inférieur à quinze jours. Elle peut alors délibérer quel que soit le nombre de membres présents. L’assemblée générale se réunit, à titre ordinaire, une fois par an, sur convocation du Président qui la préside assisté des membres du bureau.  Le Président y expose la situation morale de l’association ainsi que le rapport d’activité et le Trésorier national rend compte de sa gestion et propose les orientations budgétaires à venir.  Une assemblée générale extraordinaire peut, en cas de besoin, être convoquée à la demande soit du Président, soit du Conseil National, soit de la moitié plus un des adhérents. Son fonctionnement est organisé selon les mêmes modalités que l’assemblée générale réunie à titre ordinaire. Le Règlement intérieur détermine les modalités d’organisation des débats et de vote à l’assemblée générale. • Article 12 : Le Conseil National Le Conseil National est, dans l’intervalle des réunions de l’assemblée générale, l’instance de décision du mouvement. Il définit les décisions nécessaires à son fonctionnement. Le Conseil National est composé de 5 à 35 membres élus pour trois ans par l’assemblée générale selon les règles déterminées par son règlement intérieur.  Sont également membres de droit du Conseil National – Les membres du bureau national- Les parlementaires membres du mouvement (députés, sénateurs, députés européens)- Les conseillers territoriaux membres du mouvement (conseillers régionaux, conseillers généraux)- Les maires membres du mouvement.  Chaque membre du Conseil National peut s’y faire représenter, mais seulement en vertu d’un mandat écrit, par un autre membre du Conseil National. Chaque membre peut disposer de 3 pouvoirs. Les décisions sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés. En cas de partage, la voix du Président est prépondérante. Le Conseil National, sur proposition du Président, peut élire en son sein : un président délégué, un (des) vice-président(s), un secrétaire général adjoint, un Porte-Parole et éventuellement des Secrétaires nationaux chargés de missions définies par le Président. Le Conseil National, sur proposition du Président, peut accorder le titre de Président d’honneur ou de membre d’honneur à toute personne ayant rendu des services signalés à l’association ou qui par leur image apportent un bénéfice à l’association; il confère aux personnes qui l’ont obtenu, le droit de faire partie de l’assemblée générale, sans être tenu de payer une cotisation. Les membres d’honneur peuvent être invités à participer au Conseil National à titre consultative mais non décisionnaire.  Le Président coordonne la préparation et l’organisation de ses sessions. Il a la responsabilité de l’organisation démocratique des débats. Il en organise le compte-rendu.  Le Conseil National se réunit au moins une fois par trimestre et sur demande de Président. Il est convoqué par le Secrétaire général sur un ordre du jour établi par le bureau national. • Article 13 : Le Bureau national Entre deux réunions du Conseil National, le bureau assure la gestion courante du mouvement. Le bureau se compose du Président, du Secrétaire général, du Trésorier national, éventuellement d’un président délégué, de(s) Vice-Président(s), d’un porte-parole et de(s) Secrétaire(s) national(aux). Le Président peut également inviter à participer au bureau toute personne dont la présence est jugée utile pour l’exécution de tâches particulières. Le Conseil National peut accorder au bureau toute délégation de pouvoir utile.  Le bureau est convoqué par le Secrétaire général.  • Article 14 : Le Président Le Président est élu pour trois ans par l’assemblée générale au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Les modalités de vote pour l’élection du Président sont précisées dans le Règlement Intérieur. Le Président représente le mouvement dans tous les actes de sa vie civile. Il a notamment qualité pour ester en justice au nom du mouvement. En cas de représentation en justice, il ne peut être remplacé que par un mandataire agissant en vertu d’une procuration spéciale. Le Président est membre de droit du bureau national et du Conseil National. Il préside le bureau national ainsi que l’assemblée générale; il exécute ou fait exécuter les décisions des instances nationales.  Sur proposition du Président, un Président Délégué peut-être élu par le Conseil National.  Le Président Délégué assure les missions qui peuvent lui être confiées par le Président qui lui donne signature dans le respect des mandats qui lui sont confiés. Il peut aussi remplacer le Président en cas d’empêchement ou de maladie de celui-ci. Si dans l’un de ces deux cas, le Président Délégué n’est pas disponible, le remplacement sera assuré par un Vice-Président en titre. Lorsque le Président démissionne ou se trouve, pour toute raison, empêché d’exercer ses fonctions, le Conseil National assurent et organisent l’élection du nouveau Président dans un délai de six semaines. • Article 15 : Le Secrétaire général Le Secrétaire général est élu par l’assemblée générale pour une durée de trois ans. Il anime la vie quotidienne du mouvement assisté éventuellement d’un Secrétaire général adjoint. Il veille à son organisation, à son fonctionnement et au respect des procédures. Il rédige les procès verbaux des réunions et des assemblées et, en général toutes les écritures concernant le fonctionnement du mouvement, à l’exception de celles qui concernent la comptabilité et les finances. • Article 16 : Le Trésorier national Le Trésorier national est élu par l’assemblée générale pour une durée de trois ans. Le Trésorier national reçoit toute somme, effectue tout paiement, établit tous les documents comptables et toutes les écritures nécessaires relatives aux finances du mouvement. Il prépare et exécute le budget voté par le Conseil National. Après la clôture de chaque exercice social, qui commence le 1er janvier pour se terminer le 31 décembre, le Trésorier national présente au Conseil National le bilan et le compte de résultat. Les comptes annuels sont soumis à son approbation dans les six mois de la clôture de l’exercice. La fonction de trésorier peut être occupée par un vice-président ou un secrétaire général adjoint. • Article 17 : Affiliation Le R.P.R est affilié au Rassemblement du Peuple Français et se conforme aux statuts et au règlement intérieur de cette fédération. Elle peut par ailleurs adhérer à d’autres associations, unions ou regroupements par décision du conseil national. • Article 18 : Organisation locale  Le mouvement se donne la possibilité de créer des délégations dans le pays.  Le département est l’unité de base.Les délégations doivent être agréées par le Bureau national qui proclame leur création. Le président de la délégation est élu par les adhérents de la délégation réunis en Assemblée Générale locale. Il organise la vie interne de la délégation et veille à la libre expression de chaque adhérent et assure la représentation des adhérents dans le territoire concerné.  Ces délégations ne disposent pas de la personnalité juridique et financière. Leur existence procède des présents statuts. Le règlement intérieur détermine les conditions de fonctionnement des délégations.  La bonne coordination de l’ensemble des actions entreprises par les instances locales sera assurée par le Secrétaire général du mouvement  ou par toute personne déléguée au niveau national à cet effet. En cas de non-respect des statuts, chartes et du règlement intérieur, et à la demande du Bureau national, le Conseil National peut décider la dissolution d’une délégation départementale.   • Article 19 : Règlement intérieur Un règlement intérieur peut être établi et librement modifié par le Conseil National pour fixer les modalités d’exécution des présents statuts sans avoir à être approuvé par l’assemblée générale.  Ce règlement intérieur est également destiné à fixer les divers points non prévus par les présents statuts notamment ceux qui ont trait à l’organisation interne de l’association. Il s’impose à tous les membres de l’association. • Article 20 : Modifications des statuts Les statuts du R.P.R peuvent être révisés, à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, par l’assemblée générale réunie à titre extraordinaire, sur proposition du Conseil National, si cette question est soumise à l’ordre du jour et si le texte des modifications proposées a été effectivement envoyé à l’ensemble des adhérents. Aucun amendement ne peut être présenté pendant l’assemblée générale extraordinaire. Les statuts ne peuvent être modifiés qu’à la majorité des deux tiers des membres présents ou représentés. • Article 21 : Dissolution La dissolution ne peut être prononcée par le Président que sur proposition du Conseil National et le vote de l’assemblée générale, convoquée spécialement à cet effet. En cas de dissolution de l’association, l’assemblée générale désigne un ou plusieurs commissaires, chargés de la liquidation des biens de l’association. Elle prend toute décision relative à la dévolution de l’actif net, conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

Tour de France moto des délégations de l’Appel au Peuple

Communiqué de presse du 2 septembre 2021

L’Appel au Peuple le parti historique de la souveraineté populaire, du progrès économique pour tous, du rassemblement de la gauche patriote comme de la droite sociale, le parti de la fierté nationale, se porte depuis toujours à la rencontre des Français.

Nous sommes ainsi heureux de vous annoncer le Tour de France moto de notre Secrétaire Général François Harari du 13 septembre au 2 octobre 2021.

Accueilli par nos délégations d’Occitanie, de Provence, de Savoie, de Bourgogne, d’Alsace, de Lorraine, des Hauts de France, de Normandie, d’Ile de France, de Bretagne et d’Auvergne, François Harari et nos représentants locaux auront à cœur de rencontrer les Français de ces régions pour écouter leurs attentes, entendre leurs propositions… mais expliquer également les engagements de l’Appel au Peuple.

Il sera possible de suivre ce périple étape par étape au-devant du Peuple Français sur notre site internet à cette adresse : https://lappelaupeuple.fr

Soyez nombreux à soutenir notre Secrétaire Général et nos délègués régionaux et départementaux qui prévoient d’organiser à chaque étape une conférence de presse.

Francois Harari partira le 13 septembre 2021 à 09:30 de Saint Gaudens depuis le Café-Restaurant « Le Français », place Napoleon.

Il terminera sa route dans la matinée du 2 octobre à Savigny (Haute-Savoie) pour les universités d’été du parti.

Pour tout renseignement complémentaire : contact@lappelaupeuple.fr A propos de l’auteur Autres publications

Christopher DESTAILLEURS-HENRY

Porte-parole & responsable de la communication pour L’Appel au Peuple Site Internet

Natif des terres parfumées de Provence, je suis depuis toujours un amoureux de la France, dans son ensemble et dans sa diversité. La richesse de nos paysages et la pluralité de nos coutumes n’ont de cesse de m’émerveiller mais me rappellent néanmoins l’unité de tout un peuple autour de la Nation, une et indivisible. Poussé par les principes d’égalité, de méritocratie, de respect ou encore d’autorité, je me suis orienté vers des études juridiques. Je me considère comme patriote, attaché à l’histoire de mon pays à la fois riche, glorieuse voire parfois tempétueuse.

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0:22 – Qu’est-ce que le projet de pétrole solaire ?
0:29 – L’industrie énergétique d’un billion de dollars du projet de pétrole solaire
0:58 – Jeton d’accès à l’huile solaire (SOAX) Smart Contract Token expliqué
1:20 – Comment ça marche
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